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Biologiste spécialisée dans les soins de la peau, Pauline Burgener ouvre son premier spa haute couture au Grand Hôtel du Lac de Vevey. La marque lausannoise a déjà conquis l’hôtellerie internationale.

Published February 4, 2016 by LAETITIA BONGARD / htr hotel revue | No 3

Signée Pauline Burgener, la crème caviar à base d’algues, en provenance de l’île d’Okinawa, est l’un de ses produit cosmétiques phares. Point de hasard si la doctoresse en biologie moléculaire, spécialiste de la peau, s’est tournée vers l’île japonaise dite «des centenaires». La scientifique et entrepreneuse de Lausanne agit en amont, cherche à décélérer le vieillissement en boostant la peau: «J’aime utiliser tout ce que le nature a de bon. Elle nous offre des principes actifs très intéressants, comme la terre argileuse, le sel marin. Associer le naturel à des soins technologiques pointus et high-tech nous permet de réaliser de petits miracles.»

D’origine libanaise, Pauline Burgener s’est fait un nom dans les cosmétiques de luxe, après avoir repris en 1995 l’entreprise de son beau-père, le chirurgien plasticien Marc Burgener. Elle franchit aujourd’hui une étape supplémentaire en ouvrant le premier spa haute couture au Grand Hôtel du Lac de Vevey. Dotée d’environ cent produits adaptés à chaque type de peau, sa marque séduit déjà une hôtellerie internationale aux standards élevés. Elle est présente depuis un an et demi dans les Four Seasons de Moscou, Saint Pétersbourg et Dubaï. En 2016, elle vise l’ouverture de quinze spas dans des hôtels au Moyen- Orient et en Russie, ainsi que dans trois lieux «importants» en Suisse.

«L’hôtellerie est le meilleur vecteur pour ce que nous offrons. Nous nous adressons à une clientèle à la recherche de prestations très qualitatives, hautement personnalisées. » Séduit par cette approche, Luc Califano, directeur de l’hôtel 5 étoiles supérieur de Vevey espère que cette marque confère à son spa davantage de visibilité: «Le spa de Pauline Burgener correspond à la philosophie de la maison: intime, petit et discret. Elle ne cherche pas à faire de la masse, vise l’ultra-qualitatif. Cette marque devrait contribuer à nous positionner sur ce segment.»

Un nouvel outil d’analyse de la peau développé durant trois ans.

Pauline Burgener estime que l’avenir se situe dans la personnalisation à l’extrême. Depuis trois ans, elle travaille à un nouveau concept avec le professeur Philippe Humbert de l’Université de Besançon et trois autres dermatologues: «Il s’agit d’une analyse de la peau très pointue. Un logiciel qui prend en considération la teneur en eau et en lipides de la peau, le relief, l’élasticité, les tâches.» L’implantation de cet outil à Vevey d’ici la fin avril fera de l’hôtel le siège haute couture de l’entreprise. Il devrait être ensuite introduit à Dubaï et à Moscou.

Si l’année 2016 est placée sous le signe du développement, Pauline Burgener défend une approche exclusive, «très précieuse» et très féminine. Sa PME est composée à 98% de femmes. Elle attache un point d’honneur à la formation et se déplace régulièrement dans les hôtels qui portent sa marque. Elle s’inspire de ces lieux d’ancrage pour créer des produits: à base de caviar pour la Russie, de perles pour Dubaï, de noix de coco pour les Seychelles. Pour Vevey, ce sera le Chardonnay, faisant appel aux propriétés anti-âges du raisin.